We live in Ban San Village

Après une première semaine à Ban San principalement dédiée à la découverte des élèves et du village, nous nous installons peu à peu dans une routine assez confortable. L’organisation devient rodée. Nous sommes divisés en deux groupes de 7 : quand l’un fait le cours du sport du matin, le second se charge du cours d’anglais du soir et tous les jours nous alternons. De cette manière le roulement est équitable et nous ne nous lassons d’aucune des activités.

Les élèves sont tous très attachants et après une semaine nous connaissons presque tous leurs prénoms, ce qui est une grande fierté : 100 noms en une dizaine de jours c’est bien quand même !
Tous les matins, les élèves viennent donc à 6h30 devant l’école où nous les récupérons pour se diriger soit vers les champs de riz soit vers le temple. Ce sont les seuls terrains à Ban San assez grands pour accueillir du sport comme un match de football ou un jeu du béret. Ainsi nous tentons de faire marcher notre imagination et de leur proposer chaque jour un jeu ou un sport nouveau, ce qui se révèle de plus en plus dur. Dans tous les cas, nous arrivons à les faire se dépenser dans la fraîcheur du petit matin ce qui est le plus important.

Pour les trois heures de cours d’anglais qui suivent, nous avons répartis les élèves en 4 groupes (comme dit dans le précédent article). Nous nous sommes nous-mêmes séparés en 4 groupes de 3 ou 4 pour assurer les cours. Chaque semaine nous changeons de groupe. Par exemple, ceux qui avaient assuré les cours aux touts petits pendant une semaine passent aux débutants pour la deuxième puis aux intermédiaires pour la troisième. Les niveaux varient vraiment d’un groupe à l’autre. Nous voulons que chaque élève puisse faire l’expérience de professeurs différents avec des méthodes parfois différentes : plus ou moins d’autonomie, plus ou moins de jeux d’apprentissage. Nous tentons de leur inculquer la base de la langue anglaise tout en prenant compte du fait qu’à leur âge non plus nous ne parlions pas du tout. Nous nous rendons vraiment compte au fur et à mesure de la difficulté du métier d’instituteur : il peut être très décourageant de travailler pendant trois heures sur le verbe « to be » et de revenir le lendemain pour découvrir qu’ils n’ont rien retenu du tout.

Les après-midi sont plus amusants pour les enfants. Nous devenons vraiment complices avec eux, en les faisant dessiner, peindre, créer des bracelets ou des fleurs en tissus.

Depuis une semaine nous travaillons en plus sur un spectacle que les enfants devront présenter à la fin de notre séjour dans le village : attention voici venu « Laos has got talent » ! Le chant, la danse, la gymnastique seront entre autres représentés. Le début est assez laborieux, car les enfants ne comprennent pas du tout le principe, mais nous parvenons tout de même à progresser, avec beaucoup d’efforts.

Les cours du soir sont principalement un cours de discussion : les participants sont répartis aussi par niveau et nous passons une heure à discuter tout en leur enseignant du vocabulaire et de la grammaire courante dans la langue anglaise parlée.

A côté de nos journées très chargées nous avons pu faire des expériences assez incroyables durant notre deuxième journée sur place. Mardi et mercredi nous avons donc tous logés dans des familles du village : seul ou à deux nous avons partagé leurs vies (repas et sommeil) tout en essayant de maintenir la qualité de toutes les activités de la journée, ce qui s’est révélé extrêmement difficile car nous étions tous plus ou moins en retard, nous ne pouvions pas prévoir les cours à l’avance ce qui faisait perdre beaucoup de temps. Ce sont des familles d’élèves qui nous ont accueillis : nous avons pu voir vraiment comment une famille laotienne typique vit, le travail, la nourriture. Nous avons tous été accueillis comme des rois et choyés par nos familles. L’expérience nous a beaucoup plu, mais pour la bonne marche des cours nous devons rentrer dans la famille de Khan Kham.

Nous avons découvert que le jeudi 12 juin est pour Ban San un jour férié, consacré au repos. Nous avons donc profité de cette journée de liberté pour marcher un peu : nous avons visité des caves situées à 30 minutes du village. Les couloirs souterrains sont très profonds et nous passons bien une demi-heure à visiter ces grottes grâce à nos lampes torches. Tous les enfants sont venus avec nous et ils sont aussi effrayés de l’obscurité et de la glaise sous nos pieds que nous, ce qui d’une certaine manière est rassurant : nous ne sommes pas seuls à avoir la frousse dans ces caves. Nous ressortons, véritables aventuriers, pour nous diriger vers des champs de maïs où nous pouvons nous installer pour déjeuner.

Nous consacrons une autre journée à un concours de crêpes! Nous répartissons chaque équipe dans une famille du village, puis nous nous retrouvons pour déguster nos préparations à l’école.

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