Carnet de bord

Au fur et à mesure des semaines, nous essayons d’innover pour trouver de nouvelles activités sportives pour les enfants : ce sont maintenant des pros de l’épervier (1 2 3 The birds come out !) et de l’ultimate (freesbe). Nous faisons aussi face à un engouement féroce pour le badminton et la corde à sauter.

Quant aux activités de l’après-midi, nous alternons un jour sur deux : l’un préparation du spectacle Ban San’s got talent avec gymnastique, acrosport et danse, et l’autre activité manuelle. Ils découvrent avec joie les perles, les scoubidous et même les bracelets brésiliens.

L’après-midi peinture de masques dégénère rapidement en bataille de peinture généralisée et chacun se retrouve avec des peintures de guerres multicolores à la gouache.

Après les entrainements de gym où les plus hardis se lancent dans des roues, des ponts et des poiriers, nous allons nous baigner à deux reprises à la rivière. Cette semaine, les filles nous apprennent aussi une danse laotienne typique.

Mercredi 18 juin, Fanny a quitté l’équipe pour rentrer à Grenoble. A l’occasion de son départ, le chef du village nous invite à célébrer une cérémonie d’adieu : une cérémonie du Bassi, où nous mangeons des galettes de riz et lui souhaitons un bon retour. En tant que , elle a l’honneur de déguster des poumons de poulet.

De nouveaux élèves arrivent au compte-goutte en cours d’anglais, se rajoutent à un groupe alors que d’autres ne viennent pas pendant plusieurs jours. Nous essayons de motiver les plus grands par des petits tests.

La kermesse du dimanche vient couronner cette fin de semaine. Les enfants s’éclatent au chamboule tout, à la pêche à la ligne avec une canne à pêche improvisée avec un bout de bâton et du fil à coudre, au stand de photo déguisé, à la course pieds liés.

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We live in Ban San Village

Après une première semaine à Ban San principalement dédiée à la découverte des élèves et du village, nous nous installons peu à peu dans une routine assez confortable. L’organisation devient rodée. Nous sommes divisés en deux groupes de 7 : quand l’un fait le cours du sport du matin, le second se charge du cours d’anglais du soir et tous les jours nous alternons. De cette manière le roulement est équitable et nous ne nous lassons d’aucune des activités.

Les élèves sont tous très attachants et après une semaine nous connaissons presque tous leurs prénoms, ce qui est une grande fierté : 100 noms en une dizaine de jours c’est bien quand même !
Tous les matins, les élèves viennent donc à 6h30 devant l’école où nous les récupérons pour se diriger soit vers les champs de riz soit vers le temple. Ce sont les seuls terrains à Ban San assez grands pour accueillir du sport comme un match de football ou un jeu du béret. Ainsi nous tentons de faire marcher notre imagination et de leur proposer chaque jour un jeu ou un sport nouveau, ce qui se révèle de plus en plus dur. Dans tous les cas, nous arrivons à les faire se dépenser dans la fraîcheur du petit matin ce qui est le plus important.

Pour les trois heures de cours d’anglais qui suivent, nous avons répartis les élèves en 4 groupes (comme dit dans le précédent article). Nous nous sommes nous-mêmes séparés en 4 groupes de 3 ou 4 pour assurer les cours. Chaque semaine nous changeons de groupe. Par exemple, ceux qui avaient assuré les cours aux touts petits pendant une semaine passent aux débutants pour la deuxième puis aux intermédiaires pour la troisième. Les niveaux varient vraiment d’un groupe à l’autre. Nous voulons que chaque élève puisse faire l’expérience de professeurs différents avec des méthodes parfois différentes : plus ou moins d’autonomie, plus ou moins de jeux d’apprentissage. Nous tentons de leur inculquer la base de la langue anglaise tout en prenant compte du fait qu’à leur âge non plus nous ne parlions pas du tout. Nous nous rendons vraiment compte au fur et à mesure de la difficulté du métier d’instituteur : il peut être très décourageant de travailler pendant trois heures sur le verbe « to be » et de revenir le lendemain pour découvrir qu’ils n’ont rien retenu du tout.

Les après-midi sont plus amusants pour les enfants. Nous devenons vraiment complices avec eux, en les faisant dessiner, peindre, créer des bracelets ou des fleurs en tissus.

Depuis une semaine nous travaillons en plus sur un spectacle que les enfants devront présenter à la fin de notre séjour dans le village : attention voici venu « Laos has got talent » ! Le chant, la danse, la gymnastique seront entre autres représentés. Le début est assez laborieux, car les enfants ne comprennent pas du tout le principe, mais nous parvenons tout de même à progresser, avec beaucoup d’efforts.

Les cours du soir sont principalement un cours de discussion : les participants sont répartis aussi par niveau et nous passons une heure à discuter tout en leur enseignant du vocabulaire et de la grammaire courante dans la langue anglaise parlée.

A côté de nos journées très chargées nous avons pu faire des expériences assez incroyables durant notre deuxième journée sur place. Mardi et mercredi nous avons donc tous logés dans des familles du village : seul ou à deux nous avons partagé leurs vies (repas et sommeil) tout en essayant de maintenir la qualité de toutes les activités de la journée, ce qui s’est révélé extrêmement difficile car nous étions tous plus ou moins en retard, nous ne pouvions pas prévoir les cours à l’avance ce qui faisait perdre beaucoup de temps. Ce sont des familles d’élèves qui nous ont accueillis : nous avons pu voir vraiment comment une famille laotienne typique vit, le travail, la nourriture. Nous avons tous été accueillis comme des rois et choyés par nos familles. L’expérience nous a beaucoup plu, mais pour la bonne marche des cours nous devons rentrer dans la famille de Khan Kham.

Nous avons découvert que le jeudi 12 juin est pour Ban San un jour férié, consacré au repos. Nous avons donc profité de cette journée de liberté pour marcher un peu : nous avons visité des caves situées à 30 minutes du village. Les couloirs souterrains sont très profonds et nous passons bien une demi-heure à visiter ces grottes grâce à nos lampes torches. Tous les enfants sont venus avec nous et ils sont aussi effrayés de l’obscurité et de la glaise sous nos pieds que nous, ce qui d’une certaine manière est rassurant : nous ne sommes pas seuls à avoir la frousse dans ces caves. Nous ressortons, véritables aventuriers, pour nous diriger vers des champs de maïs où nous pouvons nous installer pour déjeuner.

Nous consacrons une autre journée à un concours de crêpes! Nous répartissons chaque équipe dans une famille du village, puis nous nous retrouvons pour déguster nos préparations à l’école.

Découverte de Ban San

Au retour de notre séjour à Muang Ngoy, nous nous installons dans une Guesthouse à Luang Prabang pour une semaine. Nous devons acheter toutes les fournitures nécessaires pour le mois à Ban San qui nous attend. Nous arpentons donc la ville à plusieurs reprises pour trouver divers objets : cahiers, stylos, ballons, compas, crayons de couleur, tissus,… Ban San étant un village relativement loin des grandes villes il est peu probable que l’on puisse retrouver là-bas des affaires s’il nous en manque, il est donc très important de bien calculer et planifier toutes les activités que l’on va réaliser avec la centaine d’enfants qui nous attend.

Nous partons dimanche matin pour Ban San. Nous effectuons 8h de bus sur des routes cabossées pour atteindre enfin le village. Après 8h tumultueuses, nous sommes accueillis au coucher du soleil par les enfants de l’école. Leurs grands sourires nous montrent qu’ils attendaient avec impatience notre arrivée ! Le premier contact se passe très bien, de nombreux sabaidii (bonjour en lao) sont échangés ! Après ces présentations, nous pouvons directement visiter l’école : une grande salle avec une sorte de cagibi séparé à l’arrière pour stocker les affaires. Juste derrière les toilettes des enfants. A Ban San nous finançons la construction d’une seconde salle de classe : la première serait consacrée aux études et la deuxième au développement personnel (musique, peinture, danse). Dans le futur, Khan Kham, notre partenaire sur place, voudrait pouvoir créer une troisième salle de classe pour accueillir les maternelles. De cette manière toutes les petites filles qui doivent garder les enfants dans la journée pourraient aller à l’école et les tous jeunes enfants pourraient apprendre à se développer à l’école sous la tutelle d’un professeur. L’école est très récente et est en plein développement : le premier bâtiment a été financé par un japonais en 2012.

Notre partenariat avec Ban San a été créé il y a plus d’un an avec Khan Kham. Le travail du groupe précédent avait permis de financer les meubles de la salle de classe et les fournitures scolaires de l’année dernière. C’est avec grand plaisir que nous voyons les photos accrochées au mur de nos prédécesseurs et les signes de marqueur « Donated by SOS Team » sur tous les meubles de la classe.

Nous nous installons dès le premier soir chez la famille de Khan Kham qui nous accueillera pour les 4 prochaines semaines. Les 10 filles dormiront dans une grande pièce tandis que les 4 garçons seront dehors. Les maisons laotiennes sont toutes construites sur pilotis, les garçons dormiront donc sous la maison (au frais pour la nuit mais réveillés par le coq dès 5h du matin !). L’accueil est chaleureux et la présence de Khan Kham qui effectue pour nous un vrai travail de traducteur nous aide beaucoup. Nous nous organisons rapidement car le lendemain une grosse journée nous attend. Dès 9h le lundi, Jean, Hugo, Arnaud et Sébastien sont sur le chantier de la deuxième salle de classe pour aider les villageois tandis que les filles font connaissances avec les enfants. Ils sont tous très accueillants. Nous constatons dès le début que les niveaux en anglais sont très variés : les petits enfants de 3 à 8 ans ne parlent pas du tout, et pour les plus âgés on passe de débutant à expert.

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Les cours d’anglais dureront trois heures et auront lieu tous les jours du lundi au samedi. Les enfants seront répartis en 4 groupes : les petits, les débutants, les intermédiaires et les experts. Le but est de tous les faire progresser au maximum pour optimiser notre action sur place. Nos journées sont chargées : de 6h30 à 7h30 sport, de 9h à 12h cours d’anglais, de 14h à 17h activités manuelles et sportives et enfin de 19h30 à 20h30 cours du soir en anglais. Le professeur d’anglais, M. Kham, nous épaule sur place pour tous nos contacts avec les enfants. Il traduit régulièrement nos propos en lao pour faciliter la compréhension (les règles d’un jeu par exemple). La première semaine nous a vite confirmé ce que nous supposions : les enfants ne savent pas écrire en anglais. C’est lors du petit test d’anglais qui avait été créé initialement pour répartir les enfants par niveaux que nous nous en sommes rendu compte. Pas d’écriture possible et donc pas de lecture non plus ! Mais hors de question de baisser les bras, notre équipe est déterminée à les sensibiliser au maximum à l’écriture et à la lecture !

Nous sommes très surpris par le niveau des plus âgés ! Il est bien meilleur que ce que nous pensions. Ceci vient du travail acharné de M. Kham qui exerce son métier avec passion et qui pousse toujours plus loin ses élèves. C’est ainsi que nous avons des conversations en anglais avec certains lors des cours du soir !

Nous nous sommes aussi rendu compte de la difficulté de travailler en 4 groupes différents dans une seule et même classe ! Lorsqu’un groupe fait une chanson, il dérange automatiquement tous les autres. Malheureusement tant que la deuxième classe n’est pas construite nous nous devons de nous organiser pour contrer ce problème. Notre équipe a donc pris conscience de la difficulté de travailler au quotidien avec les enfants. Nous sommes donc extrêmement fiers de financer l’ouverture de cette nouvelle classe.

Cette première semaine a été marquée par des évènements tels que le début de la construction de la deuxième salle, la cérémonie d’accueil de notre équipe, nos dégustations de noix de coco et de « jack fruit » chez M. Kham, notre grande chasse au trésor avec les enfants.

Comme noté ci-dessus, les garçons se sont attelés à la construction du deuxième bâtiment. Les villageois sont tous réunis (hommes et femmes confondus) pour creuser afin de planter les 8 poutres. C’est en moins de 10 minutes que tous sont déjà transpirants ! La chaleur n’a toujours pas baissée en ce début de semaine mais la mousson qui arrive doucement nous réjouit.

La cérémonie d’accueil a eu lieu le 4 juin à partir de 9h. Nous avons donc sorti pour cette occasion notre plus beau T shirt : le T shirt SOS ! Tous de vert vêtus, nous sommes accueillis par le gouverneur du district et les autorités du village. Plusieurs discours de remerciement sont prononcés. Ils nous sont tous traduits par Khan Kham. Puis Lindsay prit la parole pour remercier l’ensemble du village pour leur accueil et la gentillesse. Nous rappelons aussi nos objectifs ici, nos projets et notre volonté d’aider, pour les années à venir, le village de Ban San. Les enfants ont aussi assisté à la cérémonie et après les traditionnelles photos nous partageons tous ensemble (autorités laotiennes, professeurs, élèves et équipe SOS) un excellent déjeuner.

Dans l’après-midi, nous avons longtemps discuté avec Khan Kham qui nous a décrit toute son histoire. Nous avons donc écouté son enfance, son éducation au village et surtout d’où est née sa volonté de construire cette école.

Nous avons aussi été invités par M. Kham à partager des noix de coco. Il nous a présenté sa famille et est allé cueillir les 7 noix de coco ! Un vrai festin pour ceux qui aiment ça, un moment difficile pour ceux qui doivent manger par politesse. Nous sommes réinvités par M. Kham à venir déguster des jack fruits dans la semaine. Il est très touchant de constater avec quelle gentillesse et avec quelle sympathie nous sommes reçus.
La famille de Mr Kham, le professeur d'anglais

Enfin la semaine s’est clôturée avec une grande chasse au trésor pour les enfants. Répartis en 6 équipes, les enfants se sont confrontés à 6 différentes activités qui les ont tous menés vers leur trésor, des bonbons !
Pink Team!

La première semaine s’achève donc sur une très belle note mais notons tous de même que l’équipe est un peu au bout du rouleau ! Le dimanche après-midi devient donc une après-midi réservée à la sieste et au repos.

Actions humanitaires à Muang Ngoy

Première partie : voir la vie en bleue

Dans le village de Muang Ngoy, un bâtiment scolaire, un dortoir pour les filles et un pour les garçons ont été financés par SODEL et SOS, ainsi que des sanitaires attenants à l’école. Ils permettent aux enfants, qui habitent souvent dans des villages trop éloignés, de ne rentrer chez eux que pour le weekend. Notre mission ici est de terminer le dortoir des garçons : nous aidons à peindre le dortoir d’un bleu ciel éclatant. Les garçons de l’école sont aussi excités que nous à l’idée d’achever leur nouveau lieu de vie. En une matinée, la peinture est terminée et le bâtiment métamorphosé. D’ailleurs leurs cheveux sont aussi bleus que les murs, ils semblent bien s’être amusés. Ils poseront le lendemain la peinture rouge pour les volets et les finitions.

En train de peindre

Grâce à ces nouvelles infrastructures fraichement terminées, les élèves passent de petites huttes en pailles à même le sol à des chambres bleues et rouge, en dur.

Ancien dortoir Peinture finie

Seconde partie : tisser des liens

Une matinée est consacrée aux activités extra-scolaires, sportives et manuelles. De Luang Prabang, nous avons ramené des ballons (foot, volley), de quoi jouer au badminton et des ballons en osier dont les enfants raffolent pour jouer au volley uniquement avec leurs pieds. On propose aux 200 enfants plusieurs activités : du foot à la slackline en passant par les jeux classiques type 1 2 3 soleil, le béret, le facteur n’est pas passé. Malgré la chaleur, ils semblent s’amuser et c’est bientôt l’heure de passer aux activités manuelles. Répartis dans les salles de classes, nous leurs expliquons de notre mieux les règles d’un pictionnary improvisé ou encore des origamis.

Foot Slackline Salle de classe

Escapade à Muang Ngoy

Trois heures de bus et une heure de bateau nous séparent de Muang Ngoy, notre prochaine destination. Dès mardi nous mettons les pieds dans ce petit village de 700 habitants.

Mise dans l’ambiance immédiate, nous sommes accueillis par tous les enfants qui nous tendent des bouquets de fleurs en chanson. L’accueil est parfait, nous sommes tous émus : sous nos yeux la concrétisation de presqu’un an de travail de notre part.

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Nous sommes arrivés mardi après-midi, nous ne ferons donc aucune action humanitaire ce jour-là. Il s’agit plutôt de nous installer correctement dans la Guesthouse et de visiter pour la première fois l’école.

Le sport local est la pétanque et les laotiens ont décidé de nous montrer qu’ils sont bien meilleurs que nous. Et nous perdons à de multiples reprises. L’ambiance est chaleureuse et déjà certains enfants nous accompagnent partout où nous allons, c’est le cas de Nouk. Il a 4 ans et est le fils d’un professeur de l’école, qui est aussi le propriétaire de la Guesthouse où nous résidons.

P1040236 Dans la rivière

L’évènement le plus marquant de notre séjour a vraiment été la cérémonie traditionnelle laotienne (cérémonie Baci) où nous étions les invités d’honneur. Assis autour d’un autel, l’ancien du village a récité des prières pour nous. On nous a ensuite attaché beaucoup de bracelets blancs autour du poignet, chacun est accompagné de paroles pour la chance et le bonheur. Suivi de cela, un superbe repas traditionnel composé de riz gluant, de soupe à tête de poisson et de grenouilles entières grillées nous attendaient. Pour accompagner ce repas très typique, de nombreux shot de lao lao (l’absinthe locale) nous sont versés. La fête et les danses ont été malheureusement interrompues par un accident : Julie s’est blessée au genou. Nous comptabilisons donc deux blessés, puisque Jean s’est précédemment ouvert le pied.

Nous le sentons, le séjour commence bien !

Vendredi nous décidons d’aller nous rafraichir dans les grottes qui se situent à 30 minutes à pied du village. L’endroit est superbe et l’eau bien froide, nous partons en exploration dans les couloirs sombres des caves souterraines. L’expérience est géniale, des enfants nous ont accompagné ce qui nous a permis de passer du temps avec eux en dehors de l’école. Nous avons eu droit à notre premier essaim de papillons. Ils volent en continu autour de l’eau offrant un très beau spectacle.

Grotte

Partie spéciale trek :

Les laotiens nous proposent de visiter un village alentour. Nous partons donc toute la journée du samedi pour un trek dans la nature. Plein d’entrain au début nous faisons un peu de bateau avant de partir sur les routes. Après 1h30 en plein cagnard nous faisons déjà moins les malins. Il fait tellement chaud que nos vêtements sont trempés comme si nous avions sauté dans l’eau. Arrivés dans un minuscule village nous sommes accueillis et nous écroulons à l’ombre autour d’une table pour se désaltérer. Alors on nous propose de faire 1h de marche pour aller voir des cascades. Nous acceptons, car après tout après 1h30 sous le soleil qu’est ce qui peut être pire ? Nous avons donc la réponse : 1h45 de montée dans la forêt sous la chaleur étouffante. Une insolation plus tard nous pouvons enfin admirer la cascade et nous tremper un peu.

Trek en plein cagnard Trek en forêt

La descente nous paraît alors beaucoup plus rapide et une fois de retour dans le village un repas copieux nous attend. Rentrés en fin d’après-midi à Muang Ngoy nous pouvons tous arborer fièrement nos incroyables coups de soleil car ils sont le résultat de presque 7h de trek.

Il fut émouvant de dire adieux à tous les laotiens et les enfants qui nous ont accueillis. Une dernière soirée et une dernière pétanque autour d’un barbecue et nous devons pourtant partir dès le lendemain matin. La première semaine fut vraiment incroyable et nous ne pouvons qu’espérer que le reste du séjour sera de même !

Au revoir

Nos premiers pas au Laos

Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, lundi 19 mai, 11h : retrouvailles de toute la bande avant le départ pour enregistrer nos bagages ensemble. Nous sommes tous chargés de sac-à-dos super canons.

L’excitation est elle aussi au rendez-vous, l’envol de l’avion est dans quelques heures et nous ne tenons plus en place. C’est l’heure des derniers aux revoir, nous partons sans regret pour un voyage à l’autre bout du monde.
12h d’avion nous attendent, suivies par 6h d’attente à Hanoï, puis par une heure de vol dans un petit avion à hélices. Nous arrivons tout de même sains et saufs à Luang Prabang malgré l’égarement de l’une de nos valises.

Sortie de l'avion

Après un charmant petit voyage en tuktuk nous débarquons dans la Guesthouse qui va nous accueillir pour la nuit. Khan Kham est là pour nous accueillir. C’est elle qui nous guidera et chaperonnera pour la seconde partie de ce voyage humanitaire dans le village de Ban San. Pour le moment elle nous fait découvrir les quartiers commerçants de la ville et nous permet de changer notre argent et d’acheter des cartes SIM locales.

DSC_0034 DSC_0060 Face à la rivière

Nous finissons notre première journée au Laos dans l’un des plus beaux restaurants de la ville : Lao Lao Garden. Dans un univers sauvage, au milieu des arbres, nous profitons d’un délicieux barbecue accompagné d’une soupe laotienne pour finir par quelques parties de billard en dégustant la bière locale, la Beerlao.

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Bilan de cette première journée sur place : malgré une grosse fatigue due au long voyage et à la chaleur ambiante, tout nous émerveille. Le paysage, l’architecture, l’ambiance, tout est radicalement différent de l’Europe et nous ne pouvons qu’être fasciné par tout ce qui nous entoure.